(COUPS DE ♡) À TABLE, C’EST AMUSANT !

Chez Minus, on adore le travail de Louise Lockart, une illustratrice qu’on suit depuis mal de temps.
Il y a quelques années, cette illustratrice anglaise ouvre son shop en ligne, The Printed Peanut, et sort un cahier d’activités sur la cuisine et les aliments intitulé « Playing with food ». Avec des illustrations magnifiques, elle propose plusieurs petits jeux pour aider les enfants à se familiariser avec les aliments et libérer leur créativité.

Bonne nouvelle ! Depuis quelques semaines, « Playing with food » est disponible en français sous le titre de « À table c’est amusant ! » et on vous le conseille vivement !

(COUPS DE ♡) LE BUREAU DES POIDS ET DES MESURES – ANNE-GAËLLE BALPE

Fidèle à notre récente tradition du coup de coeur du vendredi, voici l’élu de cette semaine :
« Le Bureau des Poids et des Mesures » d’Anne-Gaëlle Balpe

C’est l’histoire de Marcel Gramme, ingénieur au Bureau des Poids et des Mesures, qui vérifie chaque jour qu’un gramme pèse bien un gramme et qu’un kilomètre mesure toujours un kilomètre et que le monde tourne toujours , grâce des calculs très savants. Mais un jour son fils rentre de l’école un peu triste, et il est un peu frustré de ne pas pouvoir quantifier les sentiments. Alors le père et le fils vont commencer à inventer des instruments et des calculs pour mesurer la joie, la tristesse, la colère, le bonheur… Mais peut-on vraiment tout calculer ?

En résumé, un album merveilleusement écrit et des illustrations pleines d’un charme rétro par Vincent Mahé qu’on vous conseille vivement !
Bon week-end à toutes et à tous !

(COUPS DE ♡) INVENTIONS – AXELLE DOPPELT


Vous l’avez peut-être deviné, le vendredi on adore vous faire découvrir nos coups de coeur imprimés !

Cette semaine : Inventions d’Axelle Doppelt !
De la préhistoire à l’époque moderne, ce livre propose de découvrir et comprendre les inventions qui ont révolutionné notre société à travers 18 pop-ups complètement hypnotisants ! À travers des illustrations pleines de peps, et des explications claires, Inventions invite à l’expérimentation et à la discussion, et vous savez bien que c’est tout ce qu’on aime ! 🙂



(COUPS DE ♡) LES CULOTTÉES – PÉNÉLOPE BAGIEU

Est-ce qu’il y avait un meilleur jour que le 8 mars et la Journée Internationale de Lutte pour les Droits des Femmes pour vous parler des « Culottées » de la super Pénélope Bagieu ?

Initialement publiés sur un blog du journal Le Monde, ces portraits sous forme de bande dessinée présentent le destin de 30 femmes hors du commun, qui ont choisi de braver l’injustice, la censure, la société, la maladie ou leurs peurs pour transformer leur destin ! Pénélope Bagieu réussit à insuffler de l’humour et de l’émotion dans ces petites histoires, et surtout nous présente des femmes venues de partout ! Alors qu’on lit les exploits de femmes plutôt connues (Peggy Guggenheim ou Joséphine Baker), on se surprend à découvrir des impératrices chinoises ou des guerrières chamanes dont on ne parle que trop rarement.

Alors un grand bravo à Pénélope Bagieu, à toutes les femmes qui luttent partout dans le monde pour leur destin et à vous toutes pour être aussi merveilleuses et formidables chaque jour. Il y a encore du chemin à parcourir mais ces 30 femmes modèles nous prouvent que tout est possible !

(COUPS DE ♡) ANATOMIE – HÉLÈNE DRUVERT

Pas facile de comprendre ce qu’il se passe dans le corps humain, qu’on soit adulte ou enfant ! Où se situent les sinus ? Quels sont les différents types de muscles ? Peut-on vraiment nommer tous les muscles ?

Chez Minus, on craque complètement pour « Anatomie » d’Hélène Druvert, spécialiste du papier découpé, écrit avec son papa médecin Jean-Claude Druvert. Le résultat ? Un livre magnifique, plein de découpes laser et d’éléments à soulever pour découvrir ensemble le corps dans ses moindres détails.

Aux Éditions de La Martinière
22 euros

(COUPS DE ♡) COMMENT FÉLICITER VOS ENFANTS POUR STIMULER LEUR SENS DE L’EFFORT ?

Et si on vous disait que vous pouviez augmenter les chances d’épanouissement de vos enfants en changeant de façon très simple la façon dont
vous les félicitez ?

C’est l’objet du travail de Carol Dweck, professeure de psychologie à l’université de Stanford, auquel le magazine en ligne Inc a consacré un article il y a quelques mois. Article qui nous a interpellées ! Nous vous proposons donc ici un petit résumé de l’article (initialement en anglais) dont vous pourrez trouver le lien en bas de page.

Cet article, basé sur deux études toutes deux menées par Carol Dweck, démarre avec les affirmations suivantes :

– Féliciter ses enfants sur leurs aptitudes innées telles que leur intelligence les rend en réalité moins heureux à l’idée d’apprendre et de réussir
– Féliciter ses enfants sur leurs stratégies et les moyens qu’ils ont employés pour résoudre un problème — même s’ils n’y sont pas totalement parvenus — les rend plus désireux d’essayer encore et encore à surmonter des difficultés en tout genre !

Cela voudrait donc dire que tous ces experts qui nous ont répété d’encenser nos enfants quoi qu’il arrive et de leur répéter qu’ils sont les meilleurs avaient tout faux ? Menons l’enquête !

Mais alors sur quoi repose cette étude ? Principalement sur l’opposition entre deux états d’esprit dans lesquels l’enfant est conditionné : le « fixed mindset » et le « growth mindset », littéralement « l’état d’esprit fixe » et « l’état d’esprit croissant ».

L’état d’esprit fixe et l’état d’esprit croissant

Dans le langage de la psychologie du développement, l’état d’esprit fixe désigne la croyance que certaines capacités telles que l’intelligence ou le talent sont quasiment toutes innées. L’individu est soit né avec ces aptitudes, soit ne l’est pas et a de très faibles chances de les développer un jour. Au contraire, l’état d’esprit croissant est basé sur la conviction d’une réussite (on parle ici de réussite intellectuelle, d’accomplissement) grâce à l’effort, et que l’intelligence et les aptitudes peuvent être développées au fil du temps. Si l’on prend l’exemple d’Albert Einstein, une personne avec un état d’esprit fixe dira « Albert Einstein était brillant » alors qu’une personne à l’état d’esprit croissant dira qu’il a réussi à résoudre des problèmes d’une incroyable difficulté.
L’écrivain Angie Aker résume d’ailleurs le travail de Carol Dweck en disant : « Félicitez vos enfants explicitement pour leur capacité à apprendre plutôt que pour leur intelligence naturelle ».

Expérience #1

Pour appuyer ses recherches, Carol Dweck a décidé d’interroger 373 élèves de 5ème afin d’identifier ceux qui faisaient preuve d’un état d’esprit fixe et ceux qui au contraire manifestaient un état d’esprit croissant. Elle, et son équipe, les ont ensuite suivis durant deux ans (depuis le début de la 5ème jusqu’à la fin de la 4ème) afin d’observer les différences entre eux. A la fin de la première année, leurs notes, dit-elle, ont complètement divergé et ont suivi la même courbe jusqu’à la fin de l’expérience. Comme on pouvait s’y attendre, ceux qui montraient un état d’esprit croissant ont réussi à accomplir plus de choses que leurs camarades à l’état d’esprit fixe.

Dweck a ensuite dressé plusieurs différences clé parmi ces deux groupes d’élèves :

• Les buts

Les élèves avec un état d’esprit fixe avaient un seul but en tête « paraître intelligent à tout prix ». Ce qui signifiait ici éviter toute tâche qui aurait pu montrer qu’ils n’étaient pas aussi intelligents que ce qu’ils pensaient.

Les élèves avec un état d’esprit croissants eux, ne se préoccupaient pas vraiment du fait que leurs erreurs soient montrées aux autres ; ils voyaient plutôt cela comme quelque chose d’inévitable et dont il ne fallait pas avoir honte, car leur but était « d’apprendre à tout prix ».

• Les réactions face à l’effort et à l’échec

Les élèves avec un état d’esprit fixe voyaient l’effort et l’échec comme une mauvaise chose, car le seul fait que quelqu’un ait à travailler dur pour quelque chose signifiait qu’elle n’était pas innée chez lui. Les élèves à l’état d’esprit croissant eux, voyaient l’effort comme quelque chose de requis et d’essentiel pour débloquer une compétence.

Dweck ajoute que voir l’effort comme une mauvaise chose « est l’une des pires croyances que l’on puisse avoir ».

• L’ennui et la difficulté

Les élèves avec un état d’esprit fixe se montraient plus à même de se plaindre de l’ennui à l’école. Ils semblaient entrer dans un cycle où ils utilisaient l’ennui comme un prétexte pour ne pas essayer de faire des choses qui leur semblaient difficiles.

Les élèves avec un état d’esprit croissant voyaient les activités scolaires comme une série de défis à relever. Ils étaient également moins enclins à blâmer leurs professeurs, leurs cours ou tout autre facteur externe en cas de difficulté de leur part.

Expérience #2

Nous venons de voir quels pouvaient être les avantages d’un état d’esprit croissant face à un état d’esprit fixe, mais comment faire pour développer cela chez son enfant ? Heureusement pour nous, Carol Dweck a mené une seconde expérience à cet effet.

Elle a divisé un groupe d’enfants de 11 ans en 3 groupes et leur a donné un test d’intelligence plutôt facile mais adapté à leur âge. A la fin du test, elle a félicité chaque groupe d’enfants d’une façon différente.

Le premier groupe, pour leur intelligence innée.
Le deuxième groupe, pour la manière dont ils ont réussi à résoudre le test
Le troisième groupe, d’avoir réussi le test mais sans mentionner leur intelligence ni leur stratégie.

Les résultats ? Les enfants qui ont été félicités pour leur intelligence innée ont développé un état d’esprit fixe, alors que ceux qui ont été félicités pour leurs efforts et la manière dont ils ont résolu les problèmes ont développé un état d’esprit croissant. Dweck a même constaté qu’encenser leur intelligence coupait aux enfants toute envie d’apprendre davantage.

Alors pensons-y, et la prochaine fois au dîner, au lieu de demander à nos enfants comment s’est passée leur journée à l’école, demandons-leur plutôt de partager une situation où ils ont du faire un effort pour accomplir quelque chose… et partagez également une histoire avec eux !

Si vous souhaitez approfondir la lecture, l’article original est disponible ici :
http://www.inc.com/bill-murphy-jr/want-to-raise-successful-kids-science-says-praise-them-like-this-most-parents-do.html

(COUPS DE ♡) CUISTAX

Savez-vous ce qu’est un fanzine ? Objet imprimé aux mille facettes, le fanzine est une publication complètement indépendante créée par des passionnés sur des sujets variés. Né de la philosophie « do it yourself » (ou DIY pour les intimes), ces petites revues imprimées avec les moyens du bord ont connu leur apogée durant le mouvement punk, où elles servaient d’outils de contestation politique ou de média culturel alternatif. Aujourd’hui, le fanzine persiste et traite de mille et un sujets : musique, auto publication d’artistes et même… enfants ! C’est ce qu’a choisi de faire le collectif bruxellois CUISTAX, dont nous avons choisi de vous parler aujourd’hui !

CUISTAX se présente comme un fanzine d’illustration bilingue (français/néerlandais) à destination des enfants, mais pas que. Lancé par les illustratrices Fanny Dreyer et Chloé Perarnau (cliquez sur leurs noms pour voir leurs portfolio, ce sont des sucreries pour les yeux !), ils comportent une trentaine de pages et proposent aux enfants des petites histoires, des jeux, des recettes et des illustrations aux couleurs minimalistes puisque chaque numéro est imprimé en deux couleurs, à l’aide d’un risographe (version automatisée d’une machine de sérigraphie). Un bel objet artisanal, frais et intelligent, à découvrir au plus vite !

Quel est le point commun entre Cuistax et Minus ? Nous avons tous deux réalisé un carnet du spectateur destiné aux enfants ! Le nôtre est destiné à la Métropole Européenne Lilloise et est distribué gratuitement aux enfants de la métropole avant la découverte d’un spectacle vivant sur simple demande. Le leur s’appelle Poursuite, et c’est une commande du Centre Culturel du Brabant Wallon (Belgique), disponible auprès des centres culturels de la région. Et comme tout ce que fait Cuistax : il est superbe !

Un énorme merci à Fanny Dreyer pour avoir répondu à nos questions et pour nous avoir ouvert les portes de son atelier à Bruxelles !